Religions et représentation figurée

Au cour de la problématique de la représentation figurée sont posées, depuis 25 siècles et pour des croyants de différentes confessions, trois questions :

  • Comment représenter ce qui est conçu comme transcendant ?
  • Est-il possible, souhaitable et permis de restituer par la plume, le pinceau ou divers autres instruments un geste créateur concernant le vivant ?
  • Quel type de relation le croyant/la croyante peut-il/elle ou doit-il/elle entretenir avec cette représentation ?

L'intérêt de cette histoire consiste à montrer que chacune des traditions religieuses, en fonction des lieux et des moments, a pu véhiculer des positions contradictoires. Trois moments apparaissent particulièrement saillants : les VIIe-VIe siècle avant l'ère chrétienne, marqués par la mise par écrit d'un interdit et de récits montrant que celui-ci n'a pas toujours prévalu ; le VIIIe siècle au cours duquel se cristallisent pour les juifs, chrétiens et musulmans les principaux termes théoriques du rapport religieux à l'image ; les XIXe et XXe siècles marqués par une impossibilité croissante de la maîtrise du flux des représentations pour des raisons à la fois techniques et politiques.

Mots clés : représentations ; dieux ; Antiquité ; traditions religieuses ; images à référence religieuses ; interdits ; Moyen-Age ; révolution des images ; religion
Enseignant tuteur : D. Avon